Décès d’André Carrel, Vice-président du Comité Parisien de la Libération

André Carrel, président d’honneur de notre association, vice-président du Comité Parisien de la Libération pendant l’Occupation et à la Libération, s’est éteint dans la nuit du 16 au 17 décembre.

Bien qu’affaibli, C’est avec intérêt et passion qu’il suivait les activités de l’association du CPL depuis la reprise de ses activités en 2009.

Le Musée de la Résistance nationale, dont il était également le président depuis près de 10 ans, publie une biographie de ce témoin engagé du XXe siècle. (Lien ici).

Journée d’études du CPL : Paris, août 1944 – mai 1945, reconstruire et rénover, le 24 novembre 2011 Hôtel de Ville de Paris

Le 24 novembre prochain aura lieu une journée d’études organisée par l’association du Comité Parisien de la Libération, en partenariat avec le Comité d’Histoire de la ville de Paris, le musée du général Leclerc de Hauteclocque et de la Libération de Paris – Musée Jean Moulin (ville de Paris), le Musée de l’Ordre de la Libération et le Centre de recherches historiques : Histoire des pouvoirs, savoirs et sociétés (EA1571, université Paris 8, Vincennes-Saint Denis).

 

En hommage à la Résistance parisienne, le 8 septembre 1944, le général Eisenhower remet au président du Comité parisien de la Libération André Tollet le blason des forces alliées. Coll. MRN, fonds Le Matin

 

Présentation :

Après sa Libération, le 25 août 1944, Paris doit reprendre le cours normal d’une vie politique et sociale complètement paralysée durant l’Occupation. Interroger les motivations et les formes de cette remise en route est l’objectif de cette journée d’études à l’échelle de Paris mais également du département de la Seine. Période de transition, les mois qui suivent la Libération de Paris portent encore l’empreinte des idées développées dans la Résistance, sans négliger les enjeux posés pour l’avenir à propos de la rénovation des structures et des institutions.

Ce balancement entre prise en compte d’un passé récent et urgence des réformes, valable pour l’ensemble des territoires libérés, est particulièrement perceptible dans la capitale car on y célèbre, encore plus qu’ailleurs, l’unité retrouvée d’un peuple auréolé par sa part prise à l’insurrection.

 

 

Informations pratiques :

 

Paris, août 1944-mai 1945 : Reconstruire et rénover

24 novembre 2011 de 10h00 à 18h00

Auditorium de l’Hôtel de ville de Paris, 5 rue Lobau, 75004 PARIS

 

L’inscription est obligatoire auprès du Musée de la Résistance nationale :

Par téléphone au 01 48 81 45 97

Par mail adressé à : communication@musee-resistance.com

 

Programme (version PDF ici) :

Chaque intervention sera illustrée par un extrait d’une des émissions de radio  du Comité parisien de la Libération, diffusée de septembre 1944 à août 1945

 

10h00 :

– Discours d’ouverture : Catherine Vieu-Charier, Adjointe au maire de Paris chargée de la Mémoire et du Monde Combattant.

– Présentation du programme : Claire Barillé, secrétaire générale du Comité d’histoire de la ville de Paris et Charles Riondet, Doctorant en Histoire, Paris 8 Vincennes-Saint-Denis – École des chartes, chargé de recherche au Musée de Résistance nationale à Champigny-sur-Marne.

10h15

Point sur les archives

Présidence : Pierre Casselle, conservateur général, directeur de la Bibliothèque de l’Hôtel de Ville de Paris.

– Aux Archives nationales ;

Patricia Gillet, conservateur en chef du Patrimoine, Archives nationales (site de Paris), Section du XXe siècle.

– Aux archives départementales du Val-de-Marne ;

Marie-Andrée Corcuff, conservatrice en chef du patrimoine, directrice des Archives départementales du Val-de-Marne

– Aux Archives municipales de Pantin ;

Geneviève Michel, conservatrice du Patrimoine, responsable de la direction archives-patrimoine, Mairie de Pantin.

 

11h00 :

Reconstruction administrative et politique,

Présidence : Charles-Louis Foulon, docteur en études politiques et en histoire, maître de conférences à l’Institut d’études politiques de Paris.

– Marcel Flouret, le préfet de la Libération,

Charles Riondet, doctorant en Histoire, Paris 8 Vincennes-Saint-Denis – École des chartes, chargé de recherche au Musée de Résistance nationale à Champigny-sur-Marne.

– La préfecture de Police : des combats à la normalisation,

Luc Rudolph, Inspecteur général en retraite, chargé de mission auprès du préfet de Police.

– Le rétablissement de la légalité municipale : rupture, concurrence et continuité,

Emmanuel Bellanger, chargé de recherche du CNRS au Centre d’histoire sociale du XXe siècle université Paris 1 Panthéon-Sorbonne.

– Libération et pouvoir municipal à Montreuil : une restauration ?

Hervé Guillemet, enseignant d’histoire géographie au collège Rol-Tanguy.

 

14h :

Questions économiques et sociales,

Présidence : Philippe Verheyde, maitre de conférences Université Paris 8 Vincennes-Saint-Denis.

– La Radiodiffusion, vecteur et enjeu des batailles de la Libération.

Hélène Eck, maître de conférences (Histoire) à l’université Paris 2 Panthéon-Assas (Institut français de Presse).

– Les transports parisiens.

Michel Margairaz, professeur d’histoire économique contemporaine à l’université Paris 1 Panthéon-Sorbonne.

– la Libération dans les usines métallurgiques de la banlieue nord.

Danièle Fraboulet, professeur d’histoire contemporaine à l’université de Paris 13-Nord, directrice du Centre de recherche espaces, sociétés, culture (CRESC).

– « Dans l’engrenage de la vie politique », L’union des syndicats ouvriers de la région parisienne (USORP), septembre 1944-avril 1945 ;

Danielle Tartakowsky, professeur d’histoire contemporaine, université Paris 8 Vincennes-Saint-Denis.

 

16h30 :

Images d’une Libération

Présidence : Guy Krivopissko, conservateur du Musée de la Résistance nationale ;Christine Levisse-Touzé, directrice du Mémorial du Maréchal Leclerc de Hauteclocque et de la Libération de Paris – Musée Jean Moulin (ville de Paris), Vladimir Trouplin, conservateur du Musée de l’Ordre de la Libération.

– L’image du Paris résistant dans la bande dessinée de la Reconstruction à nos jours.

Xavier Aumage, Archiviste au musée de la Résistance nationale à Champigny-sur-Marne :

– La presse de la Libération entre récupération et renouveau : la saisie des locaux du journal Le Matin.

Agathe Demersseman, École des chartes, chargée auprès du Musée de la Résistance nationale à Champigny-sur-Marne de la mise en œuvre de l’inventaire/numérisation des plaques du fonds

photographique du journal Le Matin.

 

17h30

Débats

 

Après sa Libération, le 25 août 1944, Paris doit reprendre le cours normal d’une vie politique et sociale complètement paralysée durant l’Occupation. Interroger les motivations et les formes de cette remise en route est l’objectif de cette journée d’études à l’échelle de Paris mais également du département de la Seine. Période de transition, les mois qui suivent la Libération de Paris portent encore l’empreinte des idées développées dans la Résistance, sans négliger les enjeux posés pour l’avenir à propos de la rénovation des structures et des institutions.

Ce balancement entre prise en compte d’un passé récent et urgence des réformes, valable pour l’ensemble des territoires libérés, est particulièrement perceptible dans la capitale car on y célèbre, encore plus qu’ailleurs, l’unité retrouvée d’un peuple auréolé par sa part prise à l’insurrection.

Traits Résistants, La Résistance dans la BD au CHRD de Lyon, 31 mars- 18 septembre

Cette exposition, réalisée par le Centre d’Histoire de la Résistance et de la Déportation de Lyon et le Musée de la Résistance Nationale à Champigny-sur-Marne, présente plus de soixante ans de création artistique. Elle est une illustration parfaite de l’évolution de l’évocation de la Résistance dans notre société.

Dès la Libération, lorsque les résistants sortent de la clandestinité, la diffusion affiches et d’imprimés, de photographies sur les maquis et la période insurrectionnelle cristallise pour des décennies l’archétype du résistant.

Dans les illustrés pour la jeunesse, un trait particulier permet alors de définir son image : celle du maquisard, fier et courageux, surgissant de l’ombre. Icône choisie pour le visuel de l’exposition, une vignette de la série « Le capitaine invisible », illustrée par Robert Rigot en 1945 pour le périodique Message aux Coeurs Vaillants, symbolise parfaitement cette représentation et sa puissance d’évocation.

L’exposition Traits résistants propose d’interroger la constance de cette image et de ses archétypes au fil du temps et des infléchissements de l’historiographie de la Résistance. S’attachant aux grands classiques de la bande dessinée, issus des périodiques comme Vaillant, Coq Hardi, Tarzan, etc., l’exposition aborde également la présence du thème dans la bande dessinée contemporaine.

Auteurs-acteurs de la Seconde Guerre mondiale, Edmond-François Calvo, René Brantonne, Jacques Dumas (alias Marijac), Pierre Mouchot (alias Chott), Roger Lecureux, Robert Rigot et Albert Uderzo sont quelques-unes de ces grandes figures auxquelles répond, dans l’espace d’exposition et dans un contexte marqué par l’élargissement de la notion de résistance, l’oeuvre de Stéphane Levallois, Jean-Pierre Gibrat, Sylvain Vallée et Fabien Nury.

 

 

Exposition au Mémorial Leclerc

Exposition
L’Engagement dans l’Exil
Une famille de Républicains espagnols
Du 23 octobre 2010 au 26 juin 2011

Début 1939, plusieurs centaines de milliers de Républicains franchissent la frontière pour fuir le régime franquiste après la chute de la Seconde République espagnole. Ils sont rassemblés dans des camps d’internement de la France.
Francisco Castillo Guerrero, père et grand-père des artistes, en fait partie. C’est autour de son itinéraire d’homme engagé, de résistant et de déporté et de celui de sa femme, Gloria, elle-même exilée, que les artistes proposent des œuvres d’une sensibilité poignante.
Tout au long d’un parcours chrono-thématique, les thèmes de l’exil et de l’engagement sont mis en scène. L’exposition montre comment la mémoire familiale s’est transformée en actes créateurs.

23, Allée de la 2e DB
Jardin Atlantique (au dessus de la gare Montparnasse)
75015 Paris
téléphone : 01.40.64.39.44
fax : 01.43.21.28.30

Ouverture de 10h à 18h tous les jours sauf le lundi et jours fériés.
Tarifs
plein tarif : 4 euros
tarif réduit : 3 euros
demi-tarif : 2 euros
gratuit pour les moins de 14 ans

Exposition « Dans la nuit la liberté » la répression de la Résistance 1940-1945 30 novembre 2010 – 31 août 2011 Au Musée de la Résistance nationale à Champigny-sur-Marne

Dans le cadre du Concours national de la Résistance et de la Déportation, la nouvelle exposition réalisée par le Musée de la Résistance nationale à Champigny-sur-Marne s’intéresse à la répression de la Résistance entre 1940 et 1944.
Entre 1940 et 1944, La France est sous le joug de régimes dictatoriaux d’un côté les occupants nazi et fasciste, de l’autre l’État Français du maréchal Pétain.

Les libertés sont supprimés, la République abrogée, les droits individuels et collectifs abolis.

Cependant, les oppositions durant quatre ans ne cessent de grandir, de s’organiser et de s’unir pour former la Résistance. Souterrainement, en pensée et en actes, ces résistantes et résistants continuent la France et construisent une nouvelle république (démocratique et sociale).
Dans l’action, ses principes démocratiques s’enrichissent (droit de vote des femmes par exemple). À la Libération, comme en 1789, les Hommes de cette République nouvelle offrent au monde un texte de portée universelle : la déclaration universelle des droits de l’Homme.

Cette exposition riche met en lumière des documents émanant du Comité Parisien de la Libération, faisant apparaître son rôle dans la dénonciation des crimes commis par les forces de répression, et comment il s’est organisé pour échapper à celle-ci : locations de « planques » sous de faux noms, ravitaillement des membres permanents et des agents de liaison, …

Paris 1940-1944, Le quotidien des parisiens sous l’occupation

Le Comité d’histoire de la Ville de Paris a organisé un exposition sur la vie quotidienne des parisiens sous l’occupation allemande. Il s’agissait de montrer combien il est difficile d’illustrer ce quotidien en sortant de l’imagerie véhiculée par la propagande légale.

Ce travail est toutefois réussi, en témoigne la fréquentation record au couvent des Cordeliers, ainsi qu’à l’université Paris 8 Saint Denis où elle est reprises, en s’appuyant sur de nombreux documents inédits, notamment photographiques, qui montrent la ville telle qu’elle est, une ville où les allemands multiplient les signes d’appropriation de l’espace urbain, mais où une autre voix se fait parfois entendre. La place de la Résistance, dans cette exposition, est symbolisée en partie par l’action du Comité Parisien de la Libération, qui mena également une action et une propagande résolue pour dénoncer les privations dont étaient victimes les parisiens.

Dictionnaire des compagnons de la Libération

Dans le cadre du 70e anniversaire de la création de l’ordre de la Libération, le premier Dictionnaire des compagnons de la Libération, écrit par Vladimir Trouplin, conservateur du musée de l’Ordre de la Libération, paraîtra le 21 mai 2010 aux Editions Elytis.

Exposition au Mémorial Leclerc-Musée Jean Moulin

Du 14 janvier au 29 août 2010, le Mémorial du Maréchal Leclerc de Hauteclocque et de la Libération de Paris / Musée Jean Moulin propose, en partenariat avec la Gedenkstätte Deutscher Widerstand et la Stiftung 20. Juli 1944, une exposition consacrée à Claus Schenk Graf von Stauffenberg et à la Résistance allemande au nazisme.

Exposition « L’espérance doit-elle disparaître? » au MRN à Champigny/Marne

Jusqu’à la fin du mois de juillet, le Musée de la Résistance nationale à Champigny/Marne propose une exposition sur l’appel du 18 juin 1940 du Général De Gaulle.

Toutes les informations sur www.musee-resistance.com/

Appel à témoignages

L’association du Comité Parisien de la Libération recueille tous les témoignages des acteurs de la libération de Paris et des communes du département de l’ancienne Seine, ainsi que ceux d’anciens membres de Comités Locaux de Libération, de Comités de Libération d’entreprises ou d’administration, et de membres des municipalités provisoires de l’ancienne Seine.

Contact : Association « Comité Parisien de la Libération », 23, Allée de la 2e DB, Jardin Atlantique (couvrant la gare Montparnasse) – 75015 Paris – ou par mail en cliquant ici